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Monique Degrave, sur les chemins d'Alphonse Daudet, signature ce jeudi 5 octobre

(05/10/2017)

 Monique Degrave, sur les chemins d'Alphonse Daudet, signature ce jeudi 5 octobre

La librairie Lacour-Ollé est heureuse de recevoir ce jour en scéance de dédicace la présidente de la fédération Eternel Alphonse Daudet pour son ouvrage " sur les chemins d'Alphonse Daudet".


Dans les pas d'Alphonse Daudet
Destination.
Un très joli livre vient de sortir qui permet de (re)découvrir l'auteur et les villages du Gard où il est passé.
La Petite chèvre de monsieur Seguin, ça vous évoque une poésie d'école primaire ? Tartarin de Tarascon, une joyeuse lecture de collégien ? Alphonse Daudet a bercé bien des enfances... Et il illumine depuis des années la vie de Monique Degrave qui en connaît l'oeuvre et la vie sur le bout des doigts. Elle vient ainsi de publier un livre-guide proposant à la fois une balade érudite dans la vie de l'auteur, chantre du Midi, et une balade littéraire et patrimoniale dans les pas d'Alphonse Daudet dont on retrouve des fragments de vie dans de nombreux villages du Gard et de Provence. « Il a vécu à Paris mais son cœur était resté dans le pays qui l'avait vu naître. »
Dans sa propriété familiale de Bezouce, Monique Degrave montre des pins centenaires à quelques dizaines de mètres :
« C'est la maison nourricière de Daudet où il vécut de 3 à 6 ans »,
sourit-elle. Comme si cette proximité la prédestinait à « littéralement tomber en amour » avec l'écrivain dont toute l'oeuvre, lue et relue, occupe des rayonnages entiers de son salon. Marcher dans les pas d'Alphonse Daudet, c'est (re)découvrir une trentaine de villages en lien avec sa vie ou son oeuvre. Faisons quelques pas avec lui...


1. NÎMES, LA VILLE NATALE DE L'ÉCRIVAIN
« Je suis né (en 1840) dans une ville du Languedoc où l'on trouve, comme dans toutes les villes du Midi, beaucoup de soleil, pas mal de poussière et deux ou trois monuments romains", écrit Daudet dans  Le Petit Chose. Sa maison natale est située au 20 boulevard Gambetta. Nîmes, où il jouait « à la marelle sous la porte Auguste, aux osselets dans les arènes », il reste peu de traces de l'écrivain : un lycée porte son nom, une statue trône au square de la Couronne. Un projet de musée porté par Monique Degrave a capoté à la dernière minute. Mais l'éditeur Lacour, très attaché à la culture locale, lui consacre tout un espace au premier étage, où il présente livres, photos, manuscrits...


2. BEZOUCE, LE VILLAGE  DE L'ENFANCE                                                                                                                                                            Comme tous enfants de la bourgeoisie, le petit Alphonse, chétif, est confié à une nourrice, à la campagne. « À Bezouce, le bon air, les gros morceaux de pain bis, les plantées de soupe (...) ne tardèrent pas à mettre des roseurs à mes joues », écrira plus tard Daudet « C'est à la petite école du village que j'appris à lire".
Et c'est à Bezouce qu'il apprit à parler le provençal. La famille Trinquier s'occupa de l'enfant pendant trois ans et la fille aînée de la famille de 12 ans, son amour d'enfance, deviendra La Trinquiérette dans un roman. « Bezouce, c'était mon Maillane à moi », disait Daudet en référence au grand Mistral avec qui il partagea trente ans d'amitié et une correspondance de plus de 6000 lettres.



3. Alès, les Années de Galère
Après la faillite du père en 1857, la famille d'Alphonse Daudet se disperse et il trouve, à 17 ans, une place de pion au collège d'Alès dont son oncle avait été le principal. « Longtemps après ma sortie du bagne d'Alès (...) je rêvais que j'étais encore pion et martyr », écrit-il. Dix ans plus tard, cette expérience lui inspirera Le Petit Chose, qu'il écrivit au Mas Saint-Laurent à Jonquières-Saint-Vincent.

4. Tarascon, son héros et sa liqueur
En 1861, Daudet tombe malade et part en voyage en Algérie avec son cousin, un colosse truculent et fanfaron  qui lui inspirera le fameux Tartarin. « Au départ le personnage s'appelait Barbarin, rappelle Monique Degrave, mais une famille du même nom s'y opposa ». Tarascon inspira aussi un conte des Lettres de mon moulin, l'Elixir du père Gaucher, qui était alors fabriqué par les moines de l'abbaye de Frigolet. "Une liqueur, verte, dorée, chaude exquise », que l'on trouve aujourd'hui à Châteaurenard.

5. Fontvieille et son moulin, évidemment
C'est le village qui inspira les Lettres de mon Moulin, Alphonse Daudet venait y séjourner dans le château de Montauban de ses cousins juste derrière les quatre moulins. C'est là, au coin du feu, qu'il écrira son texte le plus célèbre.
Kathy Hanin, Midi Libre 5 Octobre 2017   
chanin@midilibre.com


Monique Degrave dédicace  "Sur les chemins d'Alphonse Daudet", ce jeudi 5 octobre, de 10 h à 18 h à la librairie Lacour-Ollé, 25 boulevard Amiral Courbet. 30000 Nîmes.

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